Les monnaies royales

Monnaie Royale Française

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Les rois capétiens, qui succédèrent aux carolingiens, ouvrent la période des monnaies royales françaises, allant de 939 à 1848. Ainsi, le premier roi capétien à instaurer une monnaie asseyant l’autorité royale est Hugues Capet.
Les siècles passant,les rois se succèdent. En 1315, de nouveaux ateliers monétaires voient le jour et Louis X désigne 30 seigneurs qui ont l’autorisation de frapper de nouvelles monnaies. François Ier sera le premier roi à indiquer une lettre d’atelier sur sa monnaie. Une nouvelle évolution arrive : Henri II est le premier roi à indiquer une date de fabrication sur ses monnaies.
Henri III a remplacé le teston (monnaie émise par François Ier) par le franc d’argent.

Depuis les premières monnaies royales recueillant le sceau de Hugues Capet 987-996
jusqu’à la fin du règne de Louis XVI 1774-1793 les types monétaires ont considérablement évolué.
Sur les premières monnaies capétiennes figure le nom du roi en latin.
Charles (Karolus) , Henri (Henricus) , Louis (Ludovicus) , Philippe (Philippus) , ou Robert (Rotbertus).
Généralement suivi de son titre roi (Rex) , le motif central est très varié et peut parfois présenter le titre REX. un buste de face, une façade d’église, un monogramme , une croix …

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Henri II (1547-1559) – Douzain aux croissants – 1553 D (Lyon)
A / + HENRICVS 2 DEI G FRANCOR REX. Ecu de France accosté de deux croissants couronnés.
Lettre d’atelier à la pointe de l’écu.
R / + SIT NOMEN DNI BENEDICTVM. Croix fleurdelisée formée de huit croissants.

Le revers présente également des motifs tout aussi diversifiés. Il faut toutefois signaler que la croix, signe d’appartenance à la religion chrétienne, est presque toujours présente et ce n’est que dans de très rares cas qu’elle est remplacée par un chrisme. Les légendes de revers livrent le plus souvent le nom latin de la ville émettrice. Parisii (Paris) parfois complété d’un nom commun générique comme civitas (cité) urbs(ville) castro. castellum (château)

De 987 à 1270, aucune monnaie d’or ne fut frappée en France et ce jusqu’en 1266, à l’exception singulière des deniers et de leurs moitié, des oboles furent également émis par les ateliers. En 1266 apparaît une nouvelle espèce monétaire, appelée le « gros ».

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Cette monnaie créée par Saint Louis porte douze Lys rappelant que le gros valait douze deniers.
On y retrouve aussi le nom du roi LVDOVICVS REX (Louis roi) autour d’une croix. La monnaie étant d’un module plus large, le graveur disposait d’une place accrue pour s’exprimer. Ainsi y trouve-t-on une seconde légende latine BNDICTV:SIT:NOmE:DHI:nRI:DEI:IhV.XPI , se développant en benedictum sit nomen domini nostri Dei Ihesus Christi et se traduisant par « Que le nom de notre seigneur Jésus-Christ soit béni » Cette invocation se retrouvera sur la plupart des monnaies d’argent jusque sous la révolution française.

Il faudra attendre le 11 septembre 1389 pour que les ateliers émetteurs soient de nouveau identifiés.
Le nom des ateliers n’était toutefois plus inscrit en toutes lettres et les ateliers recoururent à un code élaboré par la Chambre des monnaies. Ce système assez discret consistait à mettre un petit point sous l’une des lettres des légendes.

Si vous avez l’inscription + KAROLVS REX et qu’un point est placé sous le O (la 4ème lettre) vous êtes en présence d’une monnaie frappée à Montpellier, sous la lettre L (la 5 ème) la monnaie est de Toulouse, etc …. Les numismates parlent de points secrets. Ce système trouva très vite ses limites notamment lorsque Charles VII créa plusieurs ateliers afin de financer ses campagnes contre les Anglais.
Les monnaies frappées ne portant pas suffisamment de lettre dans leur légende, nombre d’ateliers utilisèrent une lettre placée en fin des légendes : B pour Bourges , C pour Chinon , O pour Orléans , P pour Parthenay …
Les points secrets furent encore utilisés jusqu’au début du XVIIème Siècle.
Toutefois , à partir de 1540 les ateliers sont identifiés par les lettres d’atelier:
A pour Paris , B pour Rouen , C pour Saint-lô ou Caen , lorsque toutes les lettres de l’alphabet furent utilisées par des lettres doubles AA pour Metz , BB pour Strasbourg , CC pour Besançon, les lettres pouvant même parfois être couronnées L couronnée pour Lille, S couronnée pour Troyes ……

Les ateliers monétaires en photo:

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